Prologue :
- Eh, les gars ! Regardez, la fille la plus moche de la classe vient d'arriver, s'écrie de joie un garçon de ma classe.
Ce jour-là, j'avais porté mes nouvelles chaussures à la mode. Je pensais qu'en les ayant mises à mes pieds, les autres m'accorderaient de l'attention et de l'admiration ; mais en arrivant ce jour-là, ce ne fut pas le cas.
- AHAHAHAH, AHAHAHAH ! rigolaient tous mes camarades de classe.
Je fus l'objet des moqueries et des railleries de la part des autres, encore une fois ! Visages s'amusant de ma condition, bouches ricanant et doigts pointés dans ma direction ; je savais quelque part au fond de moi que ce plan ne fonctionnerait pas. Les gens sont comme ça, quand tu es la seule à ressembler au vilain petit canard parmi une multitude de beaux canetons, tu finis toujours par recevoir un traitement différent de celui des autres.
- Avec cette forme, je ne vois pas qui pourrait l'épouser, renchérit la voix de l'un de mes persécuteurs en ricanant, pour inciter les autres à en faire de même.
Adolescente de 12 ans en classe de 4e et constamment moquée par ses camarades à cause de ses boutons de grenouille et de son apparence jugée morne et informe, cherche à plaire en tentant au mieux que possible de camoufler ses défauts. En arrivant dans cette nouvelle école, j'ai tout de suite détesté le milieu scolaire et regretté le fait que mes parents m'aient changé de collèges, sous couvert qu'il fait partie des meilleurs et que passer mon examen de troisième ici, me permettrait d'accéder au meilleur lycée qui soit, dans la finalité d'obtenir les meilleures opportunités post-bac du pays.
En revanche, bien que ce collège fasse partie des meilleurs, il ne m'a pas fait passer les meilleures années que j'étais censée vivre, contrairement à la belle vie scolaire que je menais avec mes amis dans mon ancien collège.
- Hey, Cicille ! interpelle une autre voix masculine.
Qui était Cicille ? Cicille était une demoiselle fine, pas maigre, mais fine. Elle était assez abordable pour ne pas recevoir les moqueries des autres.
- Tu ne trouves pas que tu es la copie parfaite de Liana ? Vous avez l'air d'être des jumelles.
- Qui ça ? Moi, lui ressembler ? Sans effet ! s'exprime Cicille la voix et le visage dédaigneux.
À l'entente de cet échange de mots, j'eus l'impression de recevoir un coup de poignard dans le cœur.
***
Je me rappelle de ce jour au collège et la nostalgie engouffre mon âme.
Depuis que je suis rentrée dans l'adolescence, j'ai compris que le monde devient cruel quand, au niveau de la croissance, une jeune fille prend plus de longueur que des formes, alors qu'il est souhaité de la fille qui devient femme qu'elle soit pulpeuse et sans défaut corporel. Évidemment, chaque société établit ses critères et ceux-ci appartiennent à la société africaine.
En grandissant, j'ai toujours vu les autres demoiselles se faire appeler « filles » parce qu'elles grandissaient normalement ; en revanche moi. . . Hormis le fait que je sois fille sur l'acte de naissance et que j'ai l'atout pour être qualifié d'enfant de sexe féminin, les autres fois, j'ai soit été critiquée par les autres, soit été confondue à un garçon lorsque je portais un jogging comme bas et un pull à capuche qui couvrait l'ensemble des cheveux de ma tête pour aller acheter un produit dans le commerce du sénégalais d'à côté.
« Excusez-moi, monsieur ! Est-ce que je peux passer ? » m'avait confondue une vieille dame dans mon dos.
J'avais juste envie de crier à cette dame que je n'étais pas un monsieur, mais bel et bien une jeune demoiselle ; malheureusement, je n'étais pas assez courageuse.
À ce stade, j'ai appris à grandir comme étant une invisible aux yeux des autres, à être celle que l'on ne remarque pas sous les feux des projecteurs, celle que les gens méprisaient dans son quartier comme à l'école. Oui, j'étais cette fille qui ne méritait pas qu'on lui dise qu'elle était belle, parce qu'elle était différente des autres.
Les moqueries ont façonné mon quotidien et mon mental aussi. Imaginez-vous le choc que cela peut faire que de se réveiller un matin, se rendre à l'école comme tout enfant normal, s'attendre à se faire des amis et à passer une journée scolaire normale ; mais qu'au final, de recevoir des quolibets de la part de ses camarades de classe et des autres élèves de l'école, en raison d'une chose qui ne va pas sur vous ? Imaginez un peu le ressenti que fait ce genre de situation dans le cœur et vous comprendrez exactement ce que j'ai ressenti durant toute ma croissance.
À l'entente des propos des autres, j'ai toujours cru que j'étais un monstre, parce que personne ne voulait me ressembler. Ces moqueries que je subissais ne m'avaient pas aidé à m'accepter comme j'étais. Certes, j'avais réussi à développer un mental d'acier qui m'empêchait de fondre en larmes face à l'animosité des autres vis-à-vis de mon physique, mais je restais et je reste, tout de même, cette demoiselle fragile qui peut se sentir profondément blessée dès l'instant où elle est victime de rejet.
Assise sur mon lit, j'observe les nombreux visages présents sur la photo que je tiens dans ma main. Saison sèche 2019, tous les élèves de ma classe de quatrième, moi y compris, furent rassemblés dans la cour de l'école pour prendre cette photo. Voici le visage de ceux qui ne m'ont pas aidé à m'accepter, ceux qui voulaient peut-être que je meure parce que je n'étais pas agréable à voir et tout en bas à gauche de l'image, me voici. Apeurée et désemparée sont les expressions qui se mêlent sur mon visage.
Liana Massamba.
J'esquisse un sourire en revoyant mon expression. À cet instant, le sourire que j'ébauche ne signifie pas que je m'amuse de ma situation, plutôt, il s'agit d'un dépit que j'exprime derrière ce sourire. De l'amertume et de la colère à l'égard de ce que je vivais.
Je n'ai pas toujours été comme ça. Je veux dire, manquée d'estime de moi, de confiance et d'assurance. Absolument pas ! Étant donné qu'avant que je ne comprenne ma différence des autres filles qualifiées de « normales », il faut savoir que je me suis toujours vue comme ces protagonistes de films jeunesses. Vous voyez cette demoiselle qui fréquente le lycée, toujours belle et au centre de l'histoire, celle qui finit toujours avec son amoureux et quand elle est nouvelle dans une école attire toujours le plus beau garçon sur qui elle a jeté son dévolu, se fait beaucoup d'amis et suscite la jalousie du plus grand nombre de demoiselles qui avaient, elles aussi, jeté leur dévolu sur ce garçon ? Eh bien, c'était exactement comme ça que je m'idéalisais ! L'école était un film dans lequel j'étais la protagoniste.
Je me suis toujours vue comme étant une identité remarquable, dans le sens positif. Celle sans qui l'atmosphère n'avait pas de sens et sans qui le monde ne pouvait pas tourner si elle ne faisait pas acte de sa présence. Je m'idéalisais tellement que même devant le miroir, je ne remarquais pas ce défaut qui, au fil de ma transition d'enfant à adolescente, s'accentuait. Je ne le remarquais pas jusqu'au jour où les autres ont commencé à me rejeter comme une vulgaire chaussette. Je me questionnais sur ces actes de rejet, jusqu'à ce qu'une révélation me fasse sortir du miroir de ma conscience pour me ramener à la réalité. Une réalité qui me disait que je n'étais pas belle, parce que je ne collais pas au critère de la société.
*Soupir*
Une fois mon examen de troisième en poche, j'ai été baptisée dans une église évangélique au nom du Père, du fils et du Saint-Esprit. Ainsi, je suis rentrée au lycée avec Dieu dans ma vie, c'était incroyable ! Je regardais la vie autrement, j'avais mes yeux fixés sur le sacrifice de Jésus à la croix qui m'avait permis de me rapprocher de Dieu, lui mon sauveur. Je méditais beaucoup la Bible et écoutais des enseignements. C'était un bonheur pour moi et même, j'avais réussi à me faire une amie lors de mon passage en classe de première, j'avais enfin une personne qui voulait trainer avec moi ; cependant, tout ce bonheur ne fut que de courte durée lorsque la réalité me rattrapa de plein fouet au quotidien. Les autres continuaient de me repousser et de réduire ma valeur à une moins que rien. Leurs actes de rejet continuaient de me briser le cœur, attendu qu'ils me donnaient la sensation d'être un monstre qui ne méritait pas sa place dans ce monde. Je voulais que ça cesse, je désirais une vie normale, une vie où les autres s'approcheraient de moi en ne mettant plus la barrière du physique. C'est ainsi que j'ai commencé à faire des recherches sur Internet pour trouver une solution à ma condition :
Comment prendre 15 kilos en 30 jours ?
Dès que j'avais cliqué sur la touche « entrée » du clavier de mon ordinateur de bureau, un flot d'informations me sortit de mon ignorance. En effet, j'ai appris la cause de mon malheur. Il s'agissait de mon métabolisme, je l'ai toujours d'ailleurs. Ectomorphe avec un métabolisme rapide et quand on est dans cette catégorie-là, on a du mal à prendre du poids même quand on mange beaucoup ; ce métabolisme entraîne la transformation rapide de la graisse consommée en énergie, ce qui empêche les muscles du corps de grossir tant que les mêmes calories sont consommées au quotidien. À ce stade, si je n'entreprenais pas d'actions concrètes, je risquais de demeurer maigre jusqu'à la fin de ma vie et pour moi, subir des moqueries jusqu'à la fin de ma vie, était un vrai cauchemar. Je devais passer à l'action sans plus tarder.
Pour ce faire, j'ai poursuivi mes recherches et à mon grand bonheur, ce fut une vidéo témoignage d'une jeune demoiselle qui fut dans la même situation que moi qui m'interpella.
- Comment j'ai fait pour passer de cette forme filiforme, à celle-là, une vraie bombe, disait la fille d'une vidéo que je conserve encore.
En découvrant l'existence de cette vidéo, un espoir grandissait en moi. Je pouvais réellement prendre du poids et sortir du cycle de la fille sans cesse moquée par ses camarades à l'école. J'étais contente et je m'attendais déjà à ressembler à une vraie bombe avant la fin de ma classe de première qui devait se faire dans quelques semaines ; j'imaginais déjà les têtes étonnées des autres qui me complimenteraient et celle des garçons qui me supplieraient d'être leur petite amie, parce que je serais trop irrésistible ; sauf que. . .
*Soupir*
Les choses ne se passèrent pas comme prévu.
Voici ce qui c'était réellement passé en pratique. Dès que j'avais entendu la fille donner le conseil le plus primordial de son évolution, j'avais cessé de regarder la vidéo pour passer à l'action. Le conseil était celui de manger plus que d'habitude. Ainsi, je m'étais goinfrée durant deux semaines de fast-food, pizza et d'autres nourritures de la sorte. J'avais réussi à prendre du poids, mais de la mauvaise manière, compte tenu des critiques des autres. Cette prise de poids me fit doublement souffrir à l'école.
- Hahahah, mais cette fille est de plus en plus moche.
- Hahahah, on dirait un vrai crapaud cette fois-ci !
Des jeunes hommes de ma salle de classe me le disaient en ricanant.
Les moqueries avaient quadruplé. J'étais de plus en plus désespérée face à leur réaction ! Pourtant, j'avais pris du poids, mais cela n'était pas satisfaisant aux yeux des autres, tout simplement, parce que seul le haut de mon corps avait grossi : mon visage, mon ventre et mes bras. Par contre, mes pieds n'avaient quasiment pas pris un seul gramme, donc ils paraissaient tous aussi maigres qu'avant. Je me disais que juste collé à la mention : « prise de masse » était suffisant ; cependant, ce n'était pas assez, les autres demandaient un critère beaucoup plus complexe : celui de ressembler au prototype même de la femme africaine, donc de ressembler à une « vraie bombe » comme semblait le témoigner la fille dans la vidéo.
D'ailleurs, cette fille ! J'étais en rogne contre elle, attendu que sans sa vidéo, je ne me serais jamais retrouvée encore plus amochée. J'estimais que c'était de sa faute si je subissais de nouvelles moqueries. J'étais triste, désespérée et je trouvais cela injuste que moi, je puisse ressembler à une sorte de déchet, alors que les autres se fassent appeler « belles » depuis le jour de leur naissance. Je rêvais qu'on m'appelle ainsi aussi, je le voulais tellement, mais en raison d'une inaccessibilité à ce statut, j'ai décidé de retourner sur cette vidéo pour acharner tout mon malheur là-dessus.
C'est dans ce sens que j'ai relancé cette vidéo. J'ai commencé par mettre un « je n'aime pas » sous celle-ci, puis j'ai poursuivi avec la rédaction d'un commentaire fortement négatif pour que tous ceux qui passeront sur cette chaîne évitent de tomber dans ce piège et que cette fille perde en abonnés, parce qu'elle en avait plein.
- Le truc, c'est que vous ne pouvez pas simplement vous contenter de manger en grande quantité, il faut bien que ces graisses se déposent sur du muscle et pour ce faire, il faudra se mettre au sport. C'est comme le. . .
A l'écoute accidentelle de cet extrait de la vidéo, je m'étais rendue compte de mon erreur : « La précipitation ». Une citation disait qu'agir précipitamment n'était que pour son malheur et elle avait bien raison. Je pouvais me morfondre à cause de cette erreur que j'aurais pu éviter si j'avais bien entendu au départ, mais le temps n'était pas au regret. Je devais agir avant mon entrée à la fac et j'avais encore du temps.
Par cela, j'avais revu la vidéo au complet et je savais exactement les actions à poser pour pouvoir obtenir un beau corps. Cependant, je ne voulais pas agir aussitôt, je devais le faire avec patience et maîtrise de moi-même.
Étant donné que je suis naturellement ectomorphe et que mon métabolisme est rapide, j'ai facilement perdu le poids que j'avais entassé sur tout le haut de mon corps sans fournir de grands efforts. J'avais maigri en seulement une semaine ! Ensuite, lorsque les vacances pointèrent le bout de leur nez, j'étais prête pour le combat !
Je m'étais assise, j'avais sorti les notes que j'avais prises à la lecture de cette vidéo et je débutais la visualisation globale de mon plan d'attaque : sport et nourriture était mon résumé. Moi qui mangeais des mauvaises graisses, au départ, j'avais commencé à éliminer de mes assiettes ces aliments nuisibles à mon aspect physique et les avais remplacées par de la bonne graisse. Je suis sortie de deux à trois assiettes par jour pour enchaîner les cinq à six assiettes par jour. Durant la quasi-totalité de mes vacances, je n'ai fait que ça, manger et faire du sport en travaillant des zones précises de mon corps. Évidemment, j'avais bien raison de le faire, car au bout de mes efforts, j'ai obtenu un corps appréciable.
Les autres ne me rejetaient plus à cause de mon physique. Cela me réjouissait ; mais, parce qu'il y avait encore un mais, je repoussais certaines personnes, à cause de mes boutons horripilants. Pour ces derniers, je devais aussi trouver une solution pour m'en débarrasser.
À cet effet, suite au conseil de ma mère, j'ai réalisé un tour chez le dermatologue pour connaître mon type de peau, les soins à appliquer et les gestes à poser pour que mon visage évite une autre invasion de boutons. Après m'être mise en application sur le traitement de ma peau faciale, j'ai réussi à faire disparaître mes boutons deux semaines et demie plus tard.
Suite à cette deuxième transformation, ma vie me paraissait être un rêve, en raison du comportement des autres à mon égard et de ce que mon reflet me renvoyait dans le miroir. Je n'arrivais pas à croire ce que me révélait ce dernier ; par le fruit de mes efforts, j'avais réussi à atteindre l'apparence idéale.
Le vilain petit canard avait fini par ressembler à un magnifique cygne.
Je suscitais l'admiration de tout le monde, des copines de ma mère aux gens du quartier qui autrefois se moquaient de moi. Constatant que j'avais changé, ils avaient désormais honte de tout ce qu'ils avaient pu dire à mon sujet, lorsqu'ils me traitaient comme une personne qui n'avait aucune valeur.
Puis les vacances sont passées, la rentrée en terminale sonnait son temps et l'heure de vérité aussi. À mon grand étonnement, les autres m'accueillirent les bras grands ouverts, comme si je n'avais jamais été cette fille frêle et moquée de tous.
J'étais acceptée des autres ; en revanche, il manquait une personne pour célébrer ma victoire, mon amie de première, Sacha. Elle était injoignable durant les vacances et elle ne donnait plus aucun signe de vie, ni chez elle, ni sur les réseaux sociaux. Ce n'était que suite à sa réapparition, quelques semaines succédant la rentrée, qu'elle m'informa de la situation catastrophique que fut leur déménagement qui lui obligea de se priver de l'utilisation de son téléphone portable.
Par contre, alors que je pensais que Sacha avait disparu sans laisser de nouvelles, des filles s'étaient approchées de moi. Elles trouvaient mes affaires cools et avaient décidé que je sois désormais leur copine, parce que j'étais belle et stylée. Ayant reconnu qu'il s'agissait des filles les plus populaires du lycée, j'ai rapidement accepté, car c'était l'occasion pour moi de sortir du camp de la médiocrité pour accéder à celui auquel je me voyais autrefois dans ma conscience. C'est ainsi que du jour au lendemain, je suis devenue l'une des filles les plus populaires du lycée. Si ce n'est pas un rêve qui devient réalité, je ne vois pas ce que ça peut être d'autre.
Fini le quotidien d'une demoiselle paumée, critiquée et médiocre des années précédentes ; j'étais devenue celle que j'idéalisais.
La protagoniste de l'école.
Désormais, je suis adulée par les garçons et convoitée par les autres filles. Je participe à des fêtes organisées par des gens du lycée et je sors en cachette avec mes copines, quand je n'ai pas cours ou tard dans la nuit, pour découvrir les beaux endroits de mon pays en leur compagnie. Je réalise toutes ces actions, afin de conserver ce statut de populaire que j'ai pu acquérir grâce à ma nouvelle apparence.
Ce qui est intéressant dans cette histoire de transformation, c'est Brandon, le redoublant en classe de terminale D, membre de l'équipe de basketball du lycée. C'est sur ce garçon que j'ai jeté mon dévolu depuis la classe de seconde. Avant, il ne me remarquait même pas, mais en devenant populaire, j'ai 100% de chance pour devenir sa petite amie. Par cela, pour venir en aide à ma situation amoureuse, mes nouvelles copines sont sur le coup, elles m'ont promis qu'elles m'aideraient à me rapprocher de Brandon et qu'elles feraient jouer leurs relations pour faciliter notre rencontre. De ce fait, il ne s'agit plus qu'une question de temps avant que quelque chose se passe entre Brandon et moi.
Ce simple rappel marquera une grande avancée dans ma vie de lycéenne. Devenir la petite amie de Brandon est un rêve qui deviendra réalité et pour éviter qu'un élément extérieur à mon présent viennent gâcher tout ce bonheur qui se crée à l'issu de ma transformation physique, j'en viens à cacher toutes les petites affaires de mon passé dans un coffret qui sera enfouie, à jamais, dans un endroit lointain de ma chambre.
Attendu que si je veux vivre comme une fille normale, la moi anormale devra disparaître pour que celle de maintenant puisse briller
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